rougekiwi

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

samedi, juin 5 2010

il faut sauver le soldat marianne

ça vaut les fables de Lafontaine,  pourquoi qu'à l'école on apprend pas ça ?

26 août 1789

Les représentants du peuple français, constitués en Assemblée nationale, considérant que l'ignorance, l'oubli ou le mépris des droits de l'homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements, ont résolu d'exposer, dans une déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de l'homme, afin que cette déclaration, constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs ; afin que les actes du pouvoir législatif et ceux du pouvoir exécutif, pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés ; afin que les réclamations des citoyens, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la Constitution et au bonheur de tous.

En conséquence, l'Assemblée nationale reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de l'Être Suprême, les droits suivants de l'homme et du citoyen.

Article premier - Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune.

Article 2 - Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l'oppression.

Article 3 - Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d'autorité qui n'en émane expressément.

Article 4 - La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la loi.

Article 5 - La loi n'a le droit de défendre que les actions nuisibles à la société. Tout ce qui n'est pas défendu par la loi ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu'elle n'ordonne pas.

Article 6 - La loi est l'expression de la volonté générale. Tous les citoyens ont droit de concourir personnellement ou par leurs représentants à sa formation. Elle doit être la même pour tous, soit qu'elle protège, soit qu'elle punisse. Tous les citoyens, étant égaux à ces yeux, sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents.

Article 7 - Nul homme ne peut être accusé, arrêté ou détenu que dans les cas déterminés par la loi et selon les formes qu'elle a prescrites. Ceux qui sollicitent, expédient, exécutent ou font exécuter des ordres arbitraires doivent être punis ; mais tout citoyen appelé ou saisi en vertu de la loi doit obéir à l'instant ; il se rend coupable par la résistance.

Article 8 - La loi ne doit établir que des peines strictement et évidemment nécessaires, et nul ne peut être puni qu'en vertu d'une loi établie et promulguée antérieurement au délit, et légalement appliquée.

Article 9 - Tout homme étant présumé innocent jusqu'à ce qu'il ait été déclaré coupable, s'il est jugé indispensable de l'arrêter, toute rigueur qui ne serait pas nécessaire pour s'assurer de sa personne doit être sévèrement réprimée par la loi.

Article 10 - Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, mêmes religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la loi.

Article 11 - La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme ; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi.

Article 12 - La garantie des droits de l'homme et du citoyen nécessite une force publique ; cette force est donc instituée pour l'avantage de tous, et non pour l'utilité particulière de ceux à qui elle est confiée.

Article 13 - Pour l'entretien de la force publique, et pour les dépenses d'administration, une contribution commune est indispensable ; elle doit être également répartie entre les citoyens, en raison de leurs facultés.

Article 14 - Les citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d'en suivre l'emploi, et d'en déterminer la quotité, l'assiette, le recouvrement et la durée.

Article 15 - La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration.

Article 16 - Toute société dans laquelle la garantie des droits n'est pas assurée ni la séparation des pouvoirs déterminée, n'a point de Constitution.

Article 17 - La propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n'est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l'exige évidemment, et sous la condition d'une juste et préalable indemnité.

samedi, mai 15 2010

"Et lorsqu’ils sont venus me chercher, il n’y avait plus personne pour protester. »

« Quand ils sont venus chercher les communistes, je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas communiste.

Quand ils sont venus chercher les Juifs, je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas Juif.

Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas syndicaliste.

Quand ils sont venus chercher les catholiques, je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas catholique.

Et lorsqu’ils sont venus me chercher, il n’y avait plus personne pour protester. »

MARTIN NIEMÖLLER, DACHAU

arrêté en 1937 et envoyé au camp de concentration de Sachsenhausen. Il fut ensuite transféré en 1941 au camp de concentration de Dachau. Libéré du camp par la chute du régime nazi, en 1945.

mardi, mai 26 2009

Bordeaux by night

en ce moment, on me fait découvrir saint mich' la nuit. comme un cadeau.
je retrouve mes visionnaires, mes affreux bandits à la petite semaine, les petits dealers à deux balles, les restaux jusqu'à pas d'heure où on peut fumer, parce qu'on est entre nous. nous ? parce que si on est là, c'est que. l'herbe sur et re et sur coupée de la "tiens prends t'es mon pote" qui vous fait pas même marrer, juste la bouche pâteuse pour le prochain petit rhum.
c'est pas le Bordeaux des bobos. c'est celui des pauvres au cheveu rare, des artistes et des paumés de la life. de la cuite à pas cher. du sexe au bord des lèvres.
cette fille en colère qui s'occupe de gamins en danger, belle à l'apéro, se creuse au fil des heures. son visage maigrit, les cernes. elle a des marques bleues autour du cou. "le serveur; avant hier il a dragué ma copine, elle en voulait pas, je l'ai pourri, il m'a étranglée derrière la tour c'est un fou". elle crache sur lui depuis des heures, mais elle reste. il la sert sans la regarder. on me glisse à l'oreille "c'est une psychopathe". le serveur, il a une gueule à la Chagall, il est prof d'économie dans la journée.
une blonde devant le restau coupe les cheveux avec les ciseaux de la cuisine. elle s'applique, ses gestes sont purs. je suis assise sur le capot d'une voiture, les pieds sur le pare choc d'une deuche jaune. je cherche des chauves. j'en ai une belle collec, c'est pour ma bd.

un grand type veut qu'on lui laisse casser la gueule à sa gonzesse. il fracasse des bouteilles et mord la patronne, elle s'en fout, elle lui montre ses seins, "je suis béarnaise moi". cavalcade. elle fait sortir la fille. l'Homme coince le type devant la porte pendant qu'elle s'en va au bras d'un autre. l'Homme va provoquer le type tout le reste de la soirée, "ils vont se friter". ma pote intervient. l'Homme a sa voix blanche et les yeux méchants. à la fin l'autre jurera que l'Homme est son meilleur ami. lui, dira juste "c'est un con".

plusieurs fois je croise le regard d'une adorable gamine, elle tourne et retourne, elle se rapproche. elle me tend un mégot. elle peut pas s'empêcher de débarrasser tout ce qui traine sur la table. je lui dis "c'est un toc", elle me dit "non pas ça, c'est rien, c'est juste que j'ai peur, après ça va mieux". je demande une éponge à l'étrangleur, elle a les yeux qui brillent.
elle me parle d'elle, elle me fait parler de moi, je ne sais plus. elle dit qu'elle va jouer bientôt, au théâtre, le 26 juin "le 26 juin est ce que tu viendras me voir ?". et ça me fait sourire. le théâtre. je suis guérie même plus peur. envie de la croquer. elle me demande mon numéro. je le lui donne, ses yeux s'éteignent, elle croit que je la balade. mon numéro est trop facile, tous ces chiffres pareils, y a longtemps on m'avait donné à choisir. je la détrompe pas, l'Homme est là, nerveux, contre la porte avec l'autre taré. pas de connerie, pas faire mal.

on la raccompagne jusqu'à chez elle en tanguant, la nuit est pleine.

je suis bien.

vendredi, mai 22 2009

canadien

bad table la bad table de Judson Beaumont

mercredi, mai 13 2009

Roosevelt

"La liberté dans une démocratie n’est pas assurée si le peuple tolère que la puissance privée grandisse au point qu’elle devienne plus forte que l’état démocratique lui-même. Ce qui, fondamentalement est le fascisme"

lundi, mai 11 2009

grégaire

l'autre jour dans la montagne.

deux brebis miraculées et maigres et la laine pendante, refusent de sortir du camion. elles ont passé l'hiver on ne sait trop comment, terrées l'une contre l'autre, planquées sous les sapins. là, elles sont vivantes, rencognées au fond du camion. rien à faire, ni le bâton, ni le sel, ni les chiens, elles veulent plus en sortir.

jusqu'à ce qu'ils amènent  le troupeau devant.

et bah, elles sortent.

mercredi, mai 6 2009

oouais je sais ce que tu te dis...

"hobahnan rouge est devenue royaliste."

bé non je ne suis rien en 'iste, pas pousser non plus.

mais je crois en la force des principes. et de la colère.

je crois (t'as remarqué qu'c'est pas l'même "je crois") que vu la merde internationale dans laquelle on patauge, vu qu'on est en train de nous se bouffer les noisettes qu'on gardait pour l'hiver, vu ce qui s'annonce, y a qu'une femme en colère pour nous sortir de là...

et j'en vois qu'une qui ait assez de c.

ou alors va encore falloir tout faire péter.

mardi, mai 5 2009

méfie toi d'tes pôtes ! hin hin hin hiiin

ABBEVILLE 24 heures de garde à vue pour un SMS

La simple blague s'est transformée en affaire de terrorisme.

La simple blague s'est transformée en affaire de terrorisme.

publicité

OAS_AD('Position1');

« Pour faire dérailler un train, t'as une solution ? ». Pour avoir reçu ce SMS, un Abbevillois de 29 ans a passé une nuit au poste. Il en ressort profondément choqué.

c'est chaud !

si tu reçois un smeussmeusse où y a pas d'fautes, planque tes miches. oublie jamais de coder mon pote. pr fair derayé 1 trin ta 1 solusion ? xxD =_=

samedi, mai 2 2009

fraise des bois

l'homme a les yeux qui brillent.

depuis tout à l'heure il m'explique pourquoi on doit absolument trouver une mortaiseuse à bédane.

mmmmmraah........j'adore quand il dit des cochonneries.

mardi, avril 28 2009

la fin d'une époque

la sale impression que notre pays est colonisé .

Lire la suite...

lundi, avril 27 2009

l'hystérie, la seule pathologie définitivement féminine

quand l'homme trouve que je m'endors, il allume la télé et zappe sur les différents journaux télévisés... effet garanti.

Lire la suite...

dimanche, avril 26 2009

question existentielle.

une amie m'a demandé ce qui me séduisait chez un homme. sur le moment j'ai répondu, beuh, ses fesses et sa.  hin hin. pomme d'adam.
mais en fait non, et après reflexion, ce qui me séduit, c'est que ce qui a séduit la femelle, ne blesse pas la femme en moi. veuille ami, laisser les lieux dans l'état dans lequel tu les as trouvés.

mercredi, avril 15 2009

d'étranges frères...

mama béa

mercredi, avril 8 2009

d'1 destrem à l'autre...on est pas bien payé mais qu'est ce qu'on s'marre !

mardi, avril 7 2009

tiens en réponse au post précédent !

Discours de Ségolène Royal à Dakar.

Lire la suite...

samedi, mars 28 2009

"mamadou Tanga c'est lui qui a redonné à la démocratie ses lettres de noblesse dans le pays"

dixit not' bon président.

-(Tanga: en 90, tanga (ministre de l'intérieur d'Ali Saibou, général dictateur du Niger), mate une rébellion touareg, 75 victimes et 200 exécutions (sommaires).

Lire la suite...

lundi, mars 23 2009

thanatos.

je viens de fuir une soirée. pas mon habitude ça, partir avant la fin. si vite.

qu'est ce ce que tu fais là. tire toi. fais vite. ce truc là qui t'attrape par les pieds. ne pas plonger ne pas les suivre. ne plus les voir plus les entendre. pourtant  il y a cette petite pas pareille. tu peux pas la laisser là, mais impossible de l'attrapper. tant pis. barre toi. laisse là, pas besoin de toi. sale jeu. adios.

jeudi, mars 12 2009

ce matin un lapin a tué un chasseur...

..et jeudi dernier une matraque a rencontré un estomac .

rhaaa laala, les enfants, on vit dans un monde merveilleux.

samedi, mars 7 2009

bah.

il me reste deux ans pour finir ma bd, en tirer quelque chose et découvrir d'autres traces. ensuite je n'aurai plus de thunes. ou plus assez en tout cas. mais ça ne m'inquiète pas. tit fille a suffisamment de fric placé pour vivre modestement sans que j'ai besoin de m'en mêler. m'emmêler. je suis comme d'habitude accrochée à nulle part. pas décrochée, non, juste pas accrochée. pas encore. un jour peut être. je discutais avec un mec qui vend des kebabs samedi dernier. il m'a dit, il faut absolument que je vous fasse rencontrer mon imam c'est un homme bien. il avait l'air de penser que je ne le savais pas mais que j'avais la foi. pas eu le cœur de lui expliquer que sa religion me la ferait perdre plus surement qu'un bataillon de torquemada. je me suis enfuie, toute en politesse. je crois que je ne le verrai plus. dommage, il y a une beauté en lui qui m'intéressait.

je suis fatiguée d'être une survivante. à nouveau je ne m'amuse plus assez. je ne me fais plus assez rire.

tit fille hier ma montré une photo de mon ex sur fessebouc. tout un coté du visage amoché. haaa qui lui fait ça ! elle a ri, mais non maman elle s'est fait ça toute seule au ski. pas pu regarder plus longtemps. il faudrait que rien ne s'abime, j'ai un réel problème on dirait ...

à part ça, l'homme boude parce que je l'ai envoyé bouler ce matin avec ses ronflements. il a l'air de penser que je suis injuste. je m'en fous, la justice n'existe pas, seul le droit du plus fort.

je voulais aller à la fête forraine manger des churros et regarder crier les gens. et j'y vais pas. quoique.

mardi, février 24 2009

Aimé Césaire

"Une civilisation qui s’avère incapable de résoudre les problèmes que suscite son fonctionnement est une civilisation décadente.
Une civilisation qui choisit de fermer les yeux à ses problèmes les plus cruciaux est une civilisation atteinte.
Une civilisation qui ruse avec ses principes est une civilisation moribonde.”

- page 1 de 7