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jeudi, novembre 24 2011

louis mon voisin du dessous

je me faisais couler un petit café lorsque j'ai surpris une conversation qui avait lieu dans la cuisine de mon voisin du dessous. la voix d'un jeune loup, cet accent dans la voix si reconnaissable, du jeune loup créatif, sans le sou qui un jour bouffera la terre entière, en train d'expliquer à mon voisin du dessous une super combine de polos écolos. là je comprends que la maman du voisin, embringuée ce week end, a accepté de dealer des écharpes en poil d'écolos à son club et le jeune loup, enfonçant le clou, croyant son affaire faite, de proposer, "mais bien sur, dès qu'on fera un bénéfice, elle sera payée". et l'autre lui répond, la voix trainant comme jamais sur les voyelles, "ma mère ! oh mais non, ma mère n'a pas besoin d'argent, je fais ça pour l'occuper". et voilà. quel malheur.

un garçon si bien.

je ne vous ai pas raconté le jour de son emménagement : voix de femme, pincée, "et ça louis ? qu'est ce que c'est ?" "oh ça", voix penaude,"ce sont des noix ! j'aurai pourtant juré les avoir jetées". raaaah bonheur. j'écoutais extatique, loin des "j'encule ta mère" et autre "je m'en bat les couilles" qui fleurissent dans le quartier dès la tombée de la nuit.

pour un peu je lui aurais présenté ma fille.

enfin je dis ça, mais j'imagine la tête de belle maman. 

fille a son caractère. je dirais même qu'il est si trempé qu'on a parfois comme un désir de le tordre... fille ne s'en laisse imposer par rien, sinon peut être par la beauté. qu'elle goutte très fort, comme le reste. fille ment rit jure claque les portes séduit tous ceux qui l'approchent. et les retourne comme des gants. je n'ose imaginer ce qu'il adviendrait du pauvre louis et de son avenir tout tracé...

fille a une logique qui n'appartient qu'à elle. en même temps, on se demande un peu qui aurait le culot de la lui emprunter. ne vous attendez pas à ce que je vous la résume, je risquerai de vous perdre.

un jour, en bonne mère soucieuse de sa progéniture (nous en étions à notre troisième seconde, fille s'étant mis en tête de faire des maths ( sans jamais bucher bien sur), puisqu'elle excellait dans tout ce qui n'en était pas), je m’épanchais auprès d'une cousine de l'homme, qui, elle, coachait trois enfants parfaits, de ceux que l'on projette lorsqu'on a six ans en tournant les pages des trois suisses. quand j'ai eu terminé, elle m'a dit "tu as tellement de chance, si tu savais comme je m'ennuie avec les miens". je l'ai regardée par en dessous, en faisant mes yeux de feu, mais non, elle était sincère. j'ai donc reconsidéré la question. mettons que ça m'a rendue un peu plus paisible.
aujourd'hui, fille fabrique des poudres dans un endroit prestigieux qu'elle s'est choisi, poursuit ses études sans encombre, réglant tout au bout du tout dernier moment, toujours occupée de quelque passion pour quelqu'un, une idée, un pays, sans trop perdre l'équilibre.
sans trop.

et... et tiens... je me demande si je ne pourrais pas faire chanter les parents de louis...

mercredi, novembre 23 2011

par ce sourire d'orpheline.

je suis hantée. au bout de la rue de la rousselle. petit fagot de bois sec. je vois bouger derrière la grande poubelle verte. adossée au mur, les jambes tendues devant elle. c'est une femme. c'était. c'est une enfant. je demande à l'homme une pièce, pas le courage. "c'est une roumaine, elle fait la manche rue sainte catherine, ils viennent la chercher le soir". il n'aime pas. il y va. la survie, les douleurs. cachée là, posée là, petit paquet. l'homme, sa grande forme dans la lumière, elle penche la tête en arrière comme un pantin. un immense sourire, une face sourire, ses gencives d'enfant, ce sourire d'orpheline qui cache la terreur. prends prends tout regarde comme tu es. beau fort si puissant. je n'ai rien que ce sourire qui te magnifie et te supplie de m'épargner. il lui tend la pièce.

Pur ti miro

vendredi, mai 6 2011

Les soleils mouillés de ces ciels brouillés...

L'invitation au voyage

Mon enfant, ma soeur,
Songe à la douceur
D'aller là-bas vivre ensemble !
Aimer à loisir,
Aimer et mourir
Au pays qui te ressemble !
Les soleils mouillés
De ces ciels brouillés
Pour mon esprit ont les charmes
Si mystérieux
De tes traîtres yeux,
Brillant à travers leurs larmes.

Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.

Des meubles luisants,
Polis par les ans,
Décoreraient notre chambre ;
Les plus rares fleurs
Mêlant leurs odeurs
Aux vagues senteurs de l'ambre,
Les riches plafonds,
Les miroirs profonds,
La splendeur orientale,
Tout y parlerait
À l'âme en secret
Sa douce langue natale.

Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.

Vois sur ces canaux
Dormir ces vaisseaux
Dont l'humeur est vagabonde ;
C'est pour assouvir
Ton moindre désir
Qu'ils viennent du bout du monde.
- Les soleils couchants
Revêtent les champs,
Les canaux, la ville entière,
D'hyacinthe et d'or ;
Le monde s'endort
Dans une chaude lumière.

Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.

Charles BAUDELAIRE">Charles BAUDELAIRE.

samedi, mai 15 2010

"Et lorsqu’ils sont venus me chercher, il n’y avait plus personne pour protester. »

« Quand ils sont venus chercher les communistes, je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas communiste.

Quand ils sont venus chercher les Juifs, je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas Juif.

Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas syndicaliste.

Quand ils sont venus chercher les catholiques, je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas catholique.

Et lorsqu’ils sont venus me chercher, il n’y avait plus personne pour protester. »

MARTIN NIEMÖLLER, DACHAU

arrêté en 1937 et envoyé au camp de concentration de Sachsenhausen. Il fut ensuite transféré en 1941 au camp de concentration de Dachau. Libéré du camp par la chute du régime nazi, en 1945.

lundi, décembre 29 2008

feuk ! le postier n'a plus le droit de vendre d'enveloppe à bulles (mais faut qu'il vende le dévédé des chtis)

bon.. hé !

bonnes fêtes mes loulous jolis !

lundi, décembre 1 2008

garonne

c'est l'hiver. dans ma tête aussi. les rues tristes, je croise des personnes vêtues de noir. d'un peu de beige aussi. sur les bords de la garonne, quelques adolescentes glaçées dans leurs manteaux de fous rire et le vent. j'ai froid, je rentre.

mercredi, novembre 26 2008

transparence

je me souviens de cette femme nue, dans cet hotel de santa monica, qui me regardait la tête penchée, avec cet air de dire, que faites vous dans ma chambre. cet air de pas très bien savoir si elle me trouve sympathique, son pale sourire et puis cette question au fond de ses yeux, laquelle de nous deux s'est trompée de chambre ?

mardi, novembre 25 2008

hin hin

le cimetière des éléphants le péesse en vente sur ebay

mais faut se magner, ils clôturent avant minuit..

mercredi, novembre 19 2008

merci à madame Jeanne Moreau

de porter ces mots:

"..la honte est une affaire de coeur, le déshonneur, une affaire civile..."

mardi, novembre 18 2008

vous foutez pas de moi...

..mais j'ai pas tout compris au congrès de reims : en fait obama, il a été élu parce qu'il a un nom japonais, c'est ça ?

dimanche, novembre 16 2008

une femme ne s'excuse jamais...

c'est une phrase de ma grand mère.
(quand j'étais petite, ma grand mère m'en a appris plein des phrases comme ça, des trop d'la balle.
-parce qu'elle était pas seulement belle, gaie, colérique, absolument créative, elle avait des principes, ma grand mère. mais surtout, elle savait allumer le soleil tous les matins, même maintenant qu'elle est très très vieille et qu'elle se fout de tout-
mais bon, aujourd'hui pour les phrases cultes on peut repasser... elle redit toujours un peu les mêmes, insignifiantes, pour nous faire plaisir, faire semblant d'être avec nous, elle suce un chocolat, puis elle oublie. et les redit. redit. parce qu'en vrai, on voit bien qu'elle s'en fout, du temps, des palmiers, des mille et une nuits, ses vieux yeux ne les voient plus. elle ment un peu, manière, pour être aimable, elle a décroché, on est beaucoup moins distrayants que ceux qui dansent et balancent des couleurs dans sa tête.)

mercredi, novembre 12 2008

eurk

il y a un mois, tifille s'est découvert une passion pour les yaourts aux fruits. le hic c'est que dans le lot de yaourts, y en a toujours deux aux pruneaux et que madâme a hhhôôrreur des pruneaux. donc depuis un mois, l'homme et moi mangeons des yaourts aux pruneaux. bon.
d'accord.
hier soir l'homme a voulu faire un gâteau.
et il ne savait pas quoi mettre dans son gâteau. vous m'suivez ?
moment exultissime que celui de la désoperculisation en série des yaourts honnis.*

breef, ce matin je me suis empiffrée une méga part de gâteau aux pruneaux avec un bon café et depuis, je ne sais pas ce que j'ai.

* (je passe une ligne pour vous laisser savourer tout le suc de cette phrase biblique.)

vendredi, novembre 7 2008

est ce que c'est ça aimer ?

en quoi ça me met au monde ? je n'arrive pas à savoir. pas à me dépatouiller de ce truc. ce désir de vie. de ma lâcheté. cette impossibilité à prendre seule. cette putain de fusion.
le père de ma fille m'a donné mon corps. on a baisé follement, partout, tout le temps. j'ai eu besoin de sa volonté pour m'accorder ce monde là. et puis la peur. de plus en plus la peur. ses bras comme un bain d'acide. sa peau, une drogue. sa jalousie. sa haine à me dissoudre.
je l'ai quitté. puis j'ai tremblé de désir pour un homme très doux venu m'embrasser. feu de paille.
transfert.
la première femme que j'ai aimée m'a donnée au monde. elle m'a déconstruite. à grands coups de pieds dans ma fourmilière. j'étais éblouie. presque servile. moi, la savonnette, clouée sur place. toute entière pour elle. j'ai tout avalé. toutes les couleuvres. je découvrais le gout. le mien. mes yeux. j'ai voulu décrocher la lune. mais la lune, là, elle pouvait pas suivre, elle a pas supporté. elle a éteint toutes les lumières.
je l'ai quittée. puis j'ai hurlé. en larmes. à genoux. aveugle.
tout de suite après j'ai cru aimer. sale histoire. honte. même pas j'en parle. pardon.
transfert.
et puis la vie.
et cet homme entré tout doucement.
et ces amitiés passionnées.
et cet homme toujours.
et mon ambigüité.
j'étais si bien. on était si bien.
pourtant je suis partie, j'aimais à nouveau. tellement fort.
... et il est revenu.
je voudrais tant que ce soit la dernière fois. j'ai la pétoche, je ferme toutes mes portes.
alors cet homme... tout ce qu'il me donne
on est bien. on est si bien...

cette phrase entendue l'autre jour, "il n'y a pas d'amour, il n'y a que des preuves d'amour" tourne, tourne.
je l'aime. mais sans folie et je me sens minable. incapable de me rendre au monde sans risquer de le perdre encore, je me renie.
je ferme tout.
je vois bien que je suis encore en train de me planter mais bordel je sais vraiment pas par quel bout m'attraper !


jeudi, novembre 6 2008

il y a des volcans..

..pour monsieur obama


(c'est Abd al Malik "il faut rendre à Césaire..")

(("paris mais" façon Nougaro, un grand moment))

mercredi, novembre 5 2008

titre

retour de vacances. bonheur tranquille. comme il fait froid à bordeaux....

autrement ? je tourne en rond.



et là.

jeudi, octobre 23 2008

c'est titom qui l'a fait !

déco photo
(tout sauf les grafs et les textes) han comment chuis trop fière..

jeudi, octobre 16 2008

après l'impermanence, la fulgurance ;).

hier soir une amie m'a présenté un homme au resto. quand on s'est regardé, ça a fait flaaashh.
elle me disait "je te présente x, auteur de pièces de théatre"- mais moi le théatre, les théatreux, je les conchie depuis ma vie avec le père de ma fille- "de biographies etc"- là, la biographie, je m'en fous, mais c'était trop tard. en ce moment je vous l'ai dit, je deviens conne..j'ai fermé tout de suite.
il me regardait, les yeux fendus, brillants, il m'a dit qu'il me connaissait, que je lui faisais penser à quelqu'un qu'il avait connu, mais qu'il ne savait pas qui. je lui ai dit, j'ai une soeur ainée qui habitait bordeaux, il m'a dit nonnon, alors je vous ai connue dans une vie antérieure. ce coup là on me l'avait déjà fait. pauvre conne. j'ai plaisanté sur les vies antérieures, qu'on était tous marie antoinette ou sarkosi napoléon. et j'ai parlé de mon mec qui arrivait avec le dernier train.on est partis tous les trois fumer dehors.
chuis allée dire bonjour au resto d'à coté, je voulais rompre le lien.
plus tard j'ai appris qu'il avait perdu son mec depuis six mois, qu'ils avaient vécus ensemble pendant vingt trois ans.
j'ai voulu réparer, renouer ce qui n'était rien qu'une vraie rencontre. chuis rentrée dans le resto.
il n'était plus à sa table, restait juste un billet de cinquante euros à coté de sa serviette.

pauvre conne.

mercredi, octobre 15 2008

impermanence

depuis une quinzaine de jours, je me vois enfin débloquée sur ma bd..
ou comme dirait LN, me suis sorti les doigts du c*.
pourquoi tant de réticence à poser mon travail ? je m'interroge. j'ai tellement couru. dévoré. tous ces déménagements, ce besoin de changer de boites, de métiers, de passions, d'êtres humains (sic). jamais installée. jamais sure de rester. d'aimer. de dire.. de croire. jamais sure de demain, ni d'hier, puisqu'il s'éclaire toujours autrement. ce jeu de l'urgence. si je vais plus vite que la merde elle ne peut pas m'attraper. si je vais plus vite que ce qui change, je ne pourrais le voir. voilà, je pars, je laisse en l'état. la carte grise et les clefs. je ne saurai pas. toute ma force dans un nouveau monde à me batir, pas le temps de me retourner, pas le temps d'avoir mal de ce qui n'est plus..
aujourd'hui j'ai peut être posé mon sac.
est ce que j'ai enfin passé ce pallier et jusqu'où je vais l'accepter ?
hinhin, dit la faucheuse, c'est que tu sens enfin mon haleine.

lundi, octobre 13 2008

je te jure, y a des mecs qui écrivent des trucs absurdes sur les étiquettes.

délicieuses journées dans la montagne.
deuxième tentative de soupe aux orties cuite dans la cheminée. (cette fois j'ai pensé à y mettre les orties(haheum je vous raconterai la 1ère une autre fois).)-(jamais ;) à améliorer, nous avions oublié l'ingrédient suprême, le confit d'oie(on y a mis un peu de couenne de jambon, mais c'est pas pareil). le temps de refaire connaissance avec la grange ranger les provisions toussa et organisée, j'ouvre le petit sachet de haricots tarbais. "faire tremper une nuit, les haricots vont doubler de volume". bon. je mets les haricots dans le récipient ad hoc, l'eau et en mettant le couvercle, je me dis "faire tremper une nuit" mais han pourquoi une nuit ? pourquoi ils ont pas dit faire tremper x heures comme tout le monde ? et puis là c'est midi, faut que je les enlève à quelle heure ? une nuit c'est quoi ? bon, haricots tarbais, le méridien de Greenwich passe à coté de tarbes, c'est donc une nuit d'ici. quoique. le méridien ça veut rien dire, il passe en Norvège aussi. mmmh la latitude, dans ce cas.. nan nan j'oublie le méridien, mauvaise piste. je prends une nuit d'ici. soit. les haricots, on fait plutot ça l'automne, l'hiver, bon, allez, mettons une nuit de douze heures. ça m'amène à minuit ça.. mais alors pourquoi ya pas écrit, simplement, faire tremper une douzaine d'heures ? y a un truc. et j'en arrive à, logique, ou alors c'est que les haricots gonflent mieux la nuit ?
c'est à ce moment que l'homme est entré, la hache sur l'épaule et la brouette dans l'autre (oui l'homme est très fort). je lui ai posé la question, y a écrit faire tremper la nuit, tu crois que si je les mets maintenant ce sera moins bon ? il s'est figé et il m'a dit, c'est pour ça que je t'aime. p'tain merci ça m'aide vraiment.

mercredi, octobre 8 2008

la complainte de l'actionneur crack boum hu

je m'interroge...
dois je investir dans rutabagas'bioland ?
brangpam padoum
ou m'acheter plein de kalaches...
demain je me mets au chinois.

et j'achète des rutabagas pour protéger mes kalaches.

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