rougekiwi

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lundi, février 23 2009

ayééé on a réccupéré le serveur !

et les archives !

merci monsieur le liquidateur et madame la commissaire priseuse (d'avoir mis trois mois à nous rendre notre matos) d'avoir fait montre de tant de diligence après la faillite de CTN1, l'hébergeur.

mercredi, février 4 2009

nan ? mon ordi est encore allumé.

tout à l'heure soirée filles chez moi. pas envie, juste  rester au creux de moi. ma fille a assuré, préparé le couvert, passé un coup de balai. on a mangé, discuté et bu. bu.et puis on est sorties. il fallait. musique, danse, tout le barnum. margaritas. encore encore et la maison paie sa tournée encore musique. barbelés. espoir. les corps qui bougent. postes à galène. mes potes sont belles. elles dansent. voila chus pétée. enfin ça y est. on rentre. un homme qui me colle dans la rue. et je joue. pouvoir. il me dit, t'as un mec regarde moi, regarde ce que tu perds. jeu pouvoir. danger. je l'attrape par le col de son manteau. plaquée au mur. toi, regarde moi, regarde mes yeux. dis moi ce que tu vois. donne moi quelque chose. donne. apprends moi ce que je ne sais pas. ses yeux très fort et puis le doute. apprends moi je t'en supplie. voila. il est à moi. et j'en veux pas.

mardi, février 3 2009

perds pas ta trace petite fille

perds pas ta trace.

sur ce chemin là

y aura jamais personne d'autre

que toi.

samedi, janvier 31 2009

Monsieur le président, par Eva Joly

"Supprimer le juge d'instruction ne constitue pas une simple réforme de notre système pénal, mais porte atteinte au plus haut de nos principes, celui de la séparation des pouvoirs et de l'indépendance de la justice à l'égard du pouvoir politique. Votre discours ne mentionne aucune garantie d'indépendance pour les enquêtes. Ce silence, dans un domaine qui constitutionnellement vous échoie, porte la marque du stratagème politique..."

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mardi, janvier 27 2009

blabla

il y a longtemps que je ne suis pas venue ici.

pas que je n'ai rien à dire, oh non. ça aurait plutôt tendance à déborder. dès que je mets le nez dehors. que je nous vois.

je pourrais vous parler de la paix que j'éprouve bien à l'abri de mes bras. 

je pourrais vous parler de mon nouveau pote, el hadj, qui a tellement peur de ne pas aller au paradis, qu'il en devient bon. mon nouveau pote qui a vu son autre coté. bon par superstition pour continuer à se supporter sous le regard de dieu, de ses enfants morts. de son ancien boulot de flic algérien.

de la vessie d'agneau farcie et de la tempête.

je pourrais vous parler de ma fille, forte et fragile. tellement complexe et sensible qu'elle m'effraie en ce moment. de tous ces possibles qui jonglent dans ses yeux. de ses envolées, de son imagination, de ces moments où elle joue les dures, "tu sais maman". de ces moments où je perds pieds entre l'angoisse et l'admiration. où elle se fixe au plancher, obtuse. puis lumineuse.

de cet homme que j'aime qui m'apprend.

de ma bd qui avance lentement.

de celles et ceux que j'ai perdu.

de notre monde parti en couille.

et de la chance que j'ai d'y vivre.

et vous dire que parfois je nous trouve beaux et magiques et que je nous aime, parce que finalement, c'est vraiment tout ce qui m'intéresse...

lundi, janvier 5 2009

voix sur ip

déficit déficit public qu'i disent. mouais.

tiens par exemple, il a fallu combien d'années pour que toutes les régions de france aient le téléphone ? 30, 40 ans, plus ? ça a couté bonbon à la communauté de relier tout le monde, mais c'était pour la bonne cause. certes. 

ça marche. et ça marche bien. enfin. ouf. ça c'est fait.

on va pouvoir amortir tous ces travaux, me diras tu.

et claquer la thune ailleurs.

hé bé non. nananèreu. on casse tout. on arrête et on passe à la voix sur IP. hop hop hop. on recommence à zéro. par ici la money.

maintenant quand ma mère me téléphone, ça fait, parcrouinchilcrrrcrrrbonncriiiinéecrouuucrdifcrrrhiiiiccrrrr

(un mouton d'or 2009 pour toi si tu comprends ce que dit ma maman)

samedi, janvier 3 2009

sophie

tu avais vendu tes trésors d'adolescente. ta mobylette et ta bague de fiancaille. papa maman ton mec et les mensonges. tous plantés là au beau milieu de leur journée. acheté ce billet et rien dans les poches. tout échangé pour un aller au pays des enfants perdus. pas leur dieu, non juste la terre promise et la vie devant.

aujourd'hui ce massacre. leurs dernières cartouches dans une dernière bataille.ils ont perdu ce qu'ils s'étaient promis. ils sont perdus,

et tu n'as pas guéri.

vendredi, janvier 2 2009

bonne année à toutes et à tous !

et plein de gros calins.....

mercredi, décembre 31 2008

la frôônce

pour moi, sarco, c'était pasqua (l'afrique tenue la tête dans la boue, à genoux, les réseaux et le nucléaire.) mais un pasqua cuvée 2000, à la sauce berlusconi. capable de faire avaler son jus à madame michu, en pleine lumière, jusque derrière l'écran. le jus, glissant, de l'industrie et du profit. il me faisait l'effet d'un spermato affolé qui veut arriver le premier pour féconder une matrice malade.

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lundi, décembre 29 2008

feuk ! le postier n'a plus le droit de vendre d'enveloppe à bulles (mais faut qu'il vende le dévédé des chtis)

bon.. hé !

bonnes fêtes mes loulous jolis !

dimanche, décembre 21 2008

hhhaaaan

i'm back !

'fin presque.

(la société qui hébergeait notre serveur qui hébergeait rouge kiwi qui. bon tu suis. a fait faillite. liquidation judiciaire début novembre. ni le gérant, ni l'administrateur, ni le tribunal de commerce, n'en ont prévenu les clients. blackout. pfiout, début décembre, plus de serveur, plus d'archives. du jour au lendemain...de forum en forum, on comprend ce qui s'est passé. parcours du combattant. on remonte la trace, mais impossible d'obtenir une réponse claire de l'administrateur ou du commissaire priseur chez qui notre matos a probablement atterri..et on attend..j'adooore)

lundi, décembre 1 2008

garonne

c'est l'hiver. dans ma tête aussi. les rues tristes, je croise des personnes vêtues de noir. d'un peu de beige aussi. sur les bords de la garonne, quelques adolescentes glaçées dans leurs manteaux de fous rire et le vent. j'ai froid, je rentre.

mercredi, novembre 26 2008

transparence

je me souviens de cette femme nue, dans cet hotel de santa monica, qui me regardait la tête penchée, avec cet air de dire, que faites vous dans ma chambre. cet air de pas très bien savoir si elle me trouve sympathique, son pale sourire et puis cette question au fond de ses yeux, laquelle de nous deux s'est trompée de chambre ?

mardi, novembre 25 2008

hin hin

le cimetière des éléphants le péesse en vente sur ebay

mais faut se magner, ils clôturent avant minuit..

mercredi, novembre 19 2008

merci à madame Jeanne Moreau

de porter ces mots:

"..la honte est une affaire de coeur, le déshonneur, une affaire civile..."

mardi, novembre 18 2008

vous foutez pas de moi...

..mais j'ai pas tout compris au congrès de reims : en fait obama, il a été élu parce qu'il a un nom japonais, c'est ça ?

dimanche, novembre 16 2008

une femme ne s'excuse jamais...

c'est une phrase de ma grand mère.
(quand j'étais môme, ma grand mère m'en a appris plein des phrases comme ça, des trop d'la balle.
-nan parce qu'elle était pas seulement belle, gaie, colérique, absolument créative, elle avait des principes, ma grand mère. mais surtout, elle savait allumer le soleil tous les matins, même maintenant qu'elle est très très vieille et qu'elle se fout de tout-
mais bon, aujourd'hui pour les phrases cultes on peut repasser... elle redit toujours un peu les mêmes, insignifiantes, pour nous faire plaisir, faire semblant d'être avec nous, elle suce un chocolat, puis elle oublie. et les redit. redit. parce qu'en vrai, on voit bien qu'elle s'en fout, du temps, des palmiers, des mille et une nuits, ses vieux yeux ne les voient plus. elle ment un peu, manière, pour être aimable, elle a décroché, on est beaucoup moins distrayants que ceux qui dansent et balancent des couleurs dans sa tête.)

mercredi, novembre 12 2008

eurk

il y a un mois, tifille s'est découvert une passion pour les yaourts aux fruits. le hic c'est que dans le lot de yaourts, y en a toujours deux aux pruneaux et que madâme a hhhôôrreur des pruneaux. donc depuis un mois, l'homme et moi mangeons des yaourts aux pruneaux. bon.
d'accord.
hier soir l'homme a voulu faire un gâteau.
et il ne savait pas quoi mettre dans son gâteau. vous m'suivez ?
moment exultissime que celui de la désoperculisation en série des yaourts honnis.*

breef, ce matin je me suis empiffrée une méga part de gâteau aux pruneaux avec un bon café et depuis, je ne sais pas ce que j'ai.

* (je passe une ligne pour vous laisser savourer tout le suc de cette phrase biblique.)

vendredi, novembre 7 2008

est ce que c'est ça aimer ?

en quoi ça me met au monde ? je n'arrive pas à savoir. pas à me dépatouiller de ce truc. ce désir de vie. de ma lâcheté. cette impossibilité à prendre seule. cette putain de fusion.
le père de ma fille m'a donné mon corps. on a baisé follement, partout, tout le temps. j'ai eu besoin de sa volonté pour m'accorder ce monde là. et puis la peur. de plus en plus la peur. ses bras comme un bain d'acide. sa peau, une drogue. sa jalousie. sa haine à me dissoudre.
je l'ai quitté. puis j'ai tremblé de désir pour un homme très doux venu m'embrasser. feu de paille.
transfert.
la première femme que j'ai aimée m'a donnée au monde. elle m'a déconstruite. à grands coups de pieds dans ma fourmilière. j'étais éblouie. presque servile. moi, la savonnette, clouée sur place. toute entière pour elle. j'ai tout avalé. toutes les couleuvres. je découvrais le gout. le mien. mes yeux. j'ai voulu décrocher la lune. mais la lune, là, elle pouvait pas suivre, elle a pas supporté. elle a éteint toutes les lumières.
je l'ai quittée. puis j'ai hurlé. en larmes. à genoux. aveugle.
tout de suite après j'ai cru aimer. sale histoire. honte. même pas j'en parle. pardon.
transfert.
et puis la vie.
et cet homme entré tout doucement.
et ces amitiés passionnées.
et cet homme toujours.
et mon ambigüité.
j'étais si bien. on était si bien.
pourtant je suis partie, j'aimais à nouveau. tellement fort.
... et il est revenu.
je voudrais tant que ce soit la dernière fois. j'ai la pétoche, je ferme toutes mes portes.
alors cet homme... tout ce qu'il me donne
on est bien. on est si bien...

cette phrase entendue l'autre jour, "il n'y a pas d'amour, il n'y a que des preuves d'amour" tourne, tourne.
je l'aime. mais sans folie et je me sens minable. incapable de me rendre au monde sans risquer de le perdre encore, je me renie.
je ferme tout.
je vois bien que je suis encore en train de me planter mais bordel je sais vraiment pas par quel bout m'attraper !


jeudi, novembre 6 2008

il y a des volcans..

..pour monsieur obama


(c'est Abd al Malik "il faut rendre à Césaire..")

(("paris mais" façon Nougaro, un grand moment))

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