je viens de fuir une soirée. pas mon habitude ça, partir avant la fin. si vite.
qu'est ce ce que tu fais là. tire toi. fais vite. ce truc là qui t'attrape par les pieds. ne pas plonger ne pas les suivre. ne plus les voir plus les entendre. pourtant il y a cette petite pas pareille. tu peux pas la laisser là, mais impossible de l'attrapper. tant pis. barre toi. laisse là, pas besoin de toi. sale jeu. adios.
il me reste deux ans pour finir ma bd, en tirer quelque chose et découvrir d'autres traces. ensuite je n'aurai plus de thunes. ou plus assez en tout cas. mais ça ne m'inquiète pas. tit fille a suffisamment de fric placé pour vivre modestement sans que j'ai besoin de m'en mêler. m'emmêler. je suis comme d'habitude accrochée à nulle part. pas décrochée, non, juste pas accrochée. pas encore. un jour peut être. je discutais avec un mec qui vend des kebabs samedi dernier. il m'a dit, il faut absolument que je vous fasse rencontrer mon imam c'est un homme bien. il avait l'air de penser que je ne le savais pas mais que j'avais la foi. pas eu le cœur de lui expliquer que sa religion me la ferait perdre plus surement qu'un bataillon de torquemada. je me suis enfuie, toute en politesse. je crois que je ne le verrai plus. dommage, il y a une beauté en lui qui m'intéressait.
je suis fatiguée d'être une survivante. à nouveau je ne m'amuse plus assez. je ne me fais plus assez rire.
tit fille hier ma montré une photo de mon ex sur fessebouc. tout un coté du visage amoché. haaa qui lui fait ça ! elle a ri, mais non maman elle s'est fait ça toute seule au ski. pas pu regarder plus longtemps. il faudrait que rien ne s'abime, j'ai un réel problème on dirait ...
à part ça, l'homme boude parce que je l'ai envoyé bouler ce matin avec ses ronflements. il a l'air de penser que je suis injuste. je m'en fous, la justice n'existe pas, seul le droit du plus fort.
je voulais aller à la fête forraine manger des churros et regarder crier les gens. et j'y vais pas. quoique.
"Une civilisation qui s’avère incapable de résoudre les problèmes que suscite son fonctionnement est une civilisation décadente.
Une civilisation qui choisit de fermer les yeux à ses problèmes les plus cruciaux est une civilisation atteinte.
Une civilisation qui ruse avec ses principes est une civilisation moribonde.”
merci monsieur le liquidateur et madame la commissaire priseuse (d'avoir mis trois mois à nous rendre notre matos) d'avoir fait montre de tant de diligence après la faillite de CTN1, l'hébergeur.
tout à l'heure soirée filles chez moi. pas envie, juste rester au creux de moi. ma fille a assuré, préparé le couvert, passé un coup de balai. on a mangé, discuté et bu. bu.et puis on est sorties. il fallait. musique, danse, tout le barnum. margaritas. encore encore et la maison paie sa tournée encore musique. barbelés. espoir. les corps qui bougent. postes à galène. mes potes sont belles. elles dansent. voila chus pétée. enfin ça y est. on rentre. un homme qui me colle dans la rue. et je joue. pouvoir. il me dit, t'as un mec regarde moi, regarde ce que tu perds. jeu pouvoir. danger. je l'attrape par le col de son manteau. plaquée au mur. toi, regarde moi, regarde mes yeux. dis moi ce que tu vois. donne moi quelque chose. donne. apprends moi ce que je ne sais pas. ses yeux très fort et puis le doute. apprends moi je t'en supplie. voila. il est à moi. et j'en veux pas.
Par rougekiwi le samedi, janvier 31 2009, 00:04 - la frôônce
"Supprimer le juge d'instruction ne
constitue pas une simple réforme de notre système pénal, mais porte
atteinte au plus haut de nos principes, celui de la séparation des
pouvoirs et de l'indépendance de la justice à l'égard du pouvoir
politique. Votre discours ne mentionne aucune garantie d'indépendance
pour les enquêtes. Ce silence, dans un domaine qui
constitutionnellement vous échoie, porte la marque du stratagème
politique..."
pas que je n'ai rien à dire, oh non. ça aurait plutôt tendance à déborder. dès que je mets le nez dehors. que je nous vois.
je pourrais vous parler de la paix que j'éprouve bien à l'abri de mes bras.
je pourrais vous parler de mon nouveau pote, el hadj, qui a tellement peur de ne pas aller au paradis, qu'il en devient bon. mon nouveau pote qui a vu son autre coté. bon par superstition pour continuer à se supporter sous le regard de dieu, de ses enfants morts. de son ancien boulot de flic algérien.
de la vessie d'agneau farcie et de la tempête.
je pourrais vous parler de ma fille, forte et fragile. tellement complexe et sensible qu'elle m'effraie en ce moment. de tous ces possibles qui jonglent dans ses yeux. de ses envolées, de son imagination, de ces moments où elle joue les dures, "tu sais maman". de ces moments où je perds pieds entre l'angoisse et l'admiration. où elle se fixe au plancher, obtuse. puis lumineuse.
de cet homme que j'aime qui m'apprend.
de ma bd qui avance lentement.
de celles et ceux que j'ai perdu.
de notre monde parti en couille.
et de la chance que j'ai d'y vivre.
et vous dire que parfois je nous trouve beaux et magiques et que je nous aime, parce que finalement, c'est vraiment tout ce qui m'intéresse...
Par rougekiwi le lundi, janvier 5 2009, 15:43 - la frôônce
déficit déficit public qu'i disent. mouais.
tiens par exemple, il a fallu combien d'années pour que toutes les régions de france aient le téléphone ? 30, 40 ans, plus ? ça a couté bonbon à la communauté de relier tout le monde, mais c'était pour la bonne cause. certes.
ça marche. et ça marche bien. enfin. ouf. ça c'est fait.
on va pouvoir amortir tous ces travaux, me diras tu.
et claquer la thune ailleurs.
hé bé non. nananèreu. on casse tout. on arrête et on passe à la voix sur IP. hop hop hop. on recommence à zéro. par ici la money.
maintenant quand ma mère me téléphone, ça fait, parcrouinchilcrrrcrrrbonncriiiinéecrouuucrdifcrrrhiiiiccrrrr
(un mouton d'or 2009 pour toi si tu comprends ce que dit ma maman)
tu avais vendu tes trésors d'adolescente. ta mobylette et ta bague de fiancaille. papa maman ton mec et les mensonges. tous plantés là au beau milieu de leur journée. acheté ce billet et rien dans les poches. tout échangé pour un aller au pays des enfants perdus. pas leur dieu, non juste la terre promise et la vie devant.
aujourd'hui ce massacre. leurs dernières cartouches dans une dernière bataille.ils ont perdu ce qu'ils s'étaient promis. ils sont perdus,
Par rougekiwi le mercredi, décembre 31 2008, 13:29 - la frôônce
pour moi, sarco, c'était pasqua (l'afrique tenue la tête dans la boue,
à genoux, les réseaux et le nucléaire.) mais un pasqua cuvée 2000, à la
sauce berlusconi. capable de faire avaler son jus à madame michu, en
pleine lumière, jusque derrière l'écran. le jus, glissant, de
l'industrie et du profit. il me faisait l'effet d'un spermato affolé
qui veut arriver le premier pour féconder une matrice malade.
Par rougekiwi le dimanche, décembre 21 2008, 00:53
i'm back !
'fin presque.
(la société qui hébergeait notre serveur qui hébergeait rouge kiwi qui. bon tu suis. a fait faillite. liquidation judiciaire début novembre. ni le gérant, ni l'administrateur, ni le tribunal de commerce, n'en ont prévenu les clients. blackout. pfiout, début décembre, plus de serveur, plus d'archives. du jour au lendemain...de forum en forum, on comprend ce qui s'est passé. parcours du combattant. on remonte la trace, mais impossible d'obtenir une réponse claire de l'administrateur ou du commissaire priseur chez qui notre matos a probablement atterri..et on attend..j'adooore)
Par rougekiwi le lundi, décembre 1 2008, 17:19 - En ce moment
c'est l'hiver. dans ma tête aussi. les rues tristes, je croise des personnes vêtues de noir. d'un peu de beige aussi. sur les bords de la garonne, quelques adolescentes glaçées dans leurs manteaux de fous rire et le vent. j'ai froid, je rentre.
Par rougekiwi le mercredi, novembre 26 2008, 14:28 - En ce moment
je me souviens de cette femme nue, dans cet hotel de santa monica, qui me regardait la tête penchée, avec cet air de dire, que faites vous dans ma chambre. cet air de pas très bien savoir si elle me trouve sympathique, son pale sourire et puis cette question au fond de ses yeux, laquelle de nous deux s'est trompée de chambre ?