je repense à cette fille sublime, anneso, créative absolue, tellement libérée des carquans qu'elle avait repeint son appart en rose cardinal avant de le rendre au proprio (elle comprenait pas qu'il ait piqué une crise de nerfs et refusé de lui rendre sa caution) cette fille donc, jouait à la roulette russe avec le sida. tous les soirs.
toujours ce besoin d'une force supérieure. un truc à s'inventer-à se supporter, on est notre seul maitre mais qu'est ce qu'on se débat avec, qu'est ce qu'on en veut pas de celui là- à s'imposer, la maladie, les dieux, la mode, la dépression, les autres, monsanto, le patron, le mari, les enfants, le kat'kat, la coke, le bifidus, la sodomie et la couche d'ozone vos gueules chéries.
combien de fois j'ai entendu, ah si j etais un homme si je pouvais quitter paris si seulement je perdais tous ces kilos s'il etait resté avec moi je peux pas faire ci ou ça faut que je fasse han et en courant ma boss me harcèle je vais la tuer arthur se drogue et je passe chez le teinturier je meurs aime moi.
moi j'aime bien le mot "définitif".
jeudi, juillet 17 2008
"dis la liberté c'est quoi ?" (mama béa)
Par rougekiwi le jeudi, juillet 17 2008, 13:57 - En ce moment
mercredi, juillet 16 2008
vieilles charrues lulu
Par rougekiwi le mercredi, juillet 16 2008, 15:43 - En ce moment
bon je vais m'enfoncer des aiguilles sous les ongles et boire mon litre d'eau de javel. hop hop.
mardi, juillet 15 2008
petit séjour en famille.
Par rougekiwi le mardi, juillet 15 2008, 10:31 - En ce moment
il me dit que je suis en colère depuis 40 années. je le sais, je suis née en colère. il me demande d'attribuer un rôle à chacun des membres de ma famille. il me dit et toi ? tu joues dans la partie, pourtant tu ne te définis pas. je lui réponds que je suis l'arlésienne. comme dans une pièce surannée, je suis celle qui est absente, qui bouche les trous, qui dépanne dans les crises, dont on envie les choix parfois et qui dérange le jeu. je n'ai pas de nom. que des surnoms. comme l'arlésienne. mon nom sert juste à me faire engeuler. je suis l'arlésienne lorsque je les fuis, que je suis suffisamment loin d'eux pour savoir que je leur manque. et pourtant leur manquer ne m'intéresse pas, moi. je vis sans eux. mon rôle est d'être en creux, souple dans leurs bosses. et puis d'éclater pour qu'ils respirent. d'eux, je ne sais pas jusqu'où j'existe, où je commence. ce qui est à moi vraiment à moi. celle que je suis ne les interresse pas.
il me dit que je me trompe.
je lui dis que notre histoire à nous est si différente pour moi, parce qu'elle a commencé dans la confiance. que pour les autres j'aurais pu tuer s'ils avaient cessé d'être à moi-inconcevable. mais que je ne sais pas me battre, défendre mon espace, que je les quitte toujours juste avant de mourir parce qu'il faut que l'amour bouge encore dans mon ventre pour que je puisse partir. je vois de la douleur dans ses yeux, il doute de notre amour trop différent et je n'aime pas ça. je sais cet homme en dehors de mes ornières, inconnu comme une autre planète, qui se retient de m'envahir et m'oblige à définir mes frontières. ce respect de ce que je suis, c'est aussi de l'amour et je ne comprends pas toujours. je ne souffre pas assez. j'ai peur de lire la déception dans ce regard d'entomologiste. ce regard étonné lorsque je pète les plombs. comme s'il redécouvrait, chaque fois, qu'il vit avec un volcan. et je suis fatiguée de cette colère comme d'une armoirie déshonorée, un pied bot, un vieux truc fin de race. la marque de fabrique. faut vraiment que je grandisse là.
mardi, juillet 8 2008
ce que tu laisses
Par rougekiwi le mardi, juillet 8 2008, 20:09 - En ce moment
ce qui reste de toi. les traces de toi que tu laisses. que tu me laisses et que je laisse de toi.
en d'autres.
à toi à moi à tous les autres.
c'est aussi con que ça.
la vie.
ce dessin n'est pas terminé, pas volontaire au départ, juste une urgence d'enfant et de trains. il est mauvais, je sais, mais je le laisse, le sens d'un cadavre exquis, c'est bien de n'être jamais achevé
faut que je mette un point là ?
jeudi, juillet 3 2008
faudrait toujours se méfier de la rue matisse
Par rougekiwi le jeudi, juillet 3 2008, 20:34 - En ce moment
...
et là je vais prendre une douche.
(nan je vous dis ça parce que je n'ai rien à écrire sur ingrid betancourt.)
(ou trop)
(et bon voila.)
jeudi, juin 19 2008
encore un labrador en appartement
Par rougekiwi le jeudi, juin 19 2008, 00:34 - En ce moment
mercredi, juin 11 2008
la bourse baisse!!!
Par rougekiwi le mercredi, juin 11 2008, 17:51 - En ce moment
"tendance baissière" dit la nana de bfm. (tain quelle connerie. le ridicule ne tue plus.)-(après recherche, il semble que le terme n'appartienne qu'à ces gens du caque)
yahouhou.
mais ça suffira pas................
lundi, juin 9 2008
Homme mon amour
Par rougekiwi le lundi, juin 9 2008, 18:38 - En ce moment

avant le seul homme que je trouvais digne de porter ce nom d'homme, c'était mon père.
j'étais formatée, je l'ignorais.
dans le fonctionnement névrotique familial, il était le seul à réclamer et recevoir toute l'attention. ma mère grave atteinte de fusionite ne le quittait pas de ses filets, l'entortillait l'attirait l'enrobait jusqu'à plus soif. quant il n'en pouvait plus d'etre coincé il piquait des colères homèriques, pour un oui pour un non, sans rapport jamais. parce qu'il ne voulait pas comprendre, il avait exactement ce qu'il voulait, le centre. en permanence.
ma soeur et moi avons réagi différemment, chacune a fait ses choix, moi j'ai choisi la fuite.
à 17 ans, mon bac en poche, j'étais partie. j'ai rencontré des hommes, je ne les voyais pas. je tombais amoureuse, un jour une heure, une minute, le temps d'une cuite. le temps de découvrir leur monde et de m'y ennuyer. j'avais toujours un copain avec moi. le meilleur ami. celui sur l'épaule de qui je pleurais quand je me prenais un mur, celui qui épongeait, rapetassait. celui qui me voyait partir avec d'autres.
au bout de 2, 3 ans, il disparaissait et je pleurais ma mère.
je le revoyais quelque temps plus tard, une pouffiasse pendue à ses lèvres. comment un type aussi beau drôle intelligent ou etc pouvait se contenter de. oui oui je sais maintenant mais. ce n'est pas pour autant que je comprenais à l'époque...
alors que moi, forcément, les mecs que je choisissais...
ils étaient toujours débiles. l'adonis obsédé sexuel avec un QI d'huile de vidange. le petit mafioso qui me refilait des morpions. le nouveau riche qui me sortait dans les diners d'affaires aussi louches que lui et qui planquait des liasses de billets dans mon tabouret tamtam. le macho tunisien aux yeux verts grenouille qui m'a défoncé la g. en pleurant. le pervers qui baisait comme un dieu et avec qui j'ai fait un bébé, qui m'a offert sa vie et sa famille de dingues et m'a déglinguée comme personne. et. etc.
tout ça pour dire que je ne disais jamais je t'aime. la sale impression d'avoir un coeur à pile courant alternatif, un coeur de psychopathe. aux "je t'aime", je répondais "moi aussi", par politesse, mais c'est toujours à moi que je pensais.
la 1ere fois que j'ai dit "je t'aime", je l'ai dit à une femme et j'avais 30 ans. (han c'est beau comme du lalanne) ça aurait du me mettre la puce à l'oreille. que nenni (nan pas que ça soit beau comme du lalanne, ptain).
elle était difficile à vivre, très, quelques années et je suis partie et j'ai souffert. enfin. j'avais donc un coeur comme les copines (mais ça console pas). après quelques mois à cottoner dans le noir, puis dans le gris, mon oeil est tombé par hasard sur une feuille de peuplier. elle était verte. j'étais guérie.
pendant ma période grise (et alcoolisée), j'avais rencontré un gars, beau intelligent tordu responsable, bref, parfait ('fin presque)-(naan quelques fois il lit mon blog) et ...ben j'en ai fait un ami, logique.
il était juste un peu plus tétu que les autres, d'ami, titom est donc devenu amant. l'amant m'a suivie d'auxerre à paris, puis de paris en bretagne. mais dans ma tête, il restait l'ami.
et mon coeur restait libre.
jamais longtemps.
évidemment.
une femme encore. une femme enfant. nos névroses en positif négatif. comme un incendie trop fort trop court.
j'ai déménagé à bordeaux.
ce qui nous attirait nous a séparées. en y renonçant, je me disais que ce serait mon dernier amour, je ne pourrai plus recommencer. je ne pourrais plus croire au scénario, même avec un nouveau casting.
puis mon titom a été là. et j'étais bien dans ses bras, rassurée.
il n'y a pas de bagarre, pas de prise de pouvoir, il n'essaie pas de me changer de me couper les ailes. il est là, tendre et chaud. pas besoin de m'enfuir.
et voilà, brusquement j'ai compris.
c'est un homme. avec ses qualités d'homme, ses défauts aussi.
je n'ai plus peur. j'ai pris le droit..
je crois bien que je suis amoureuse.
pourvu que ça doure.....
mardi, juin 3 2008
adieu mon ami
Par rougekiwi le mardi, juin 3 2008, 15:38 - En ce moment
les jeunes du village le voyaient arriver, zigzaguant sur "son flandria", mèèèèp mèèèèèpmèèp, le casque bol posé de guingois sur le béret, les "oreilles" en cuir, jamais attachées, dressées à l'horizontale par le vent de la course. "tiens voilà bourguiba !" et ils se marraient.
il faisait la gueule en s'approchant du bar. il savait comment on l'appelait. il était saoul, comme toujours, l'odeur aigre du vin suait à travers ses trois ou quatre pulls et sa veste bleue de "la régie", mélangée à celle de ses moutons. j'avais peur qu'il leur fasse la concession d'un sourire, qu'il s'abaisse à la meute. mais il avancait, le cou un peu tordu, penché en avant d'avoir trop porté. il bougonnait des injures et tenait son rôle, j'étais fière de lui. j'allais l'embrasser, j'étais la jolie fille de la ville, les garçons se taisaient.
il en faisait toujours trop, les mains un peu baladeuses, je le rembarrais, toujours les mêmes mots, que j'ai oubliés aujourd'hui. j'aimais l'intelligence de ses yeux bleus, je le trouvais beau, je crois que j'étais la seule.
enfant, chez lui, j'étais arrivée en pleine crise de violence, sa femme me faisait signe de repartir, c'était la première fois que je voyais un homme saoul. il tenait un chat par la queue, quand il m'a vue, il a fait tourner le chat, de grands moulinets, et le chat est parti loin, sa queue lui est restée dans la main.
il parlait de la montagne, de ses courses au petit matin dans la brume, un agneau en travers des épaules. du casse croute au bord d'un lac tout noir. un poète pour toujours solitaire, pour toujours malheureux.
parfois je coupe mon pain à l'opinel, je mange un morceau de fromage avec ses gestes lents, je pense à lui.
le mois dernier, nous avons acheté une grange un peu au dessus, dans sa vallée,
mais il n'était plus là.
vendredi, mai 30 2008
j'ai un complexe
Par rougekiwi le vendredi, mai 30 2008, 00:27 - En ce moment
d'infériorité. je n'aime pas ce que j'écris, ce que je dessine. j'ai l'impression qu'un arbre prend possession de mon cerveau. un arbre con, qui s'exprimerait sans musique. ses racines qui s'enfoncent profondément dans l'humus, à l'affut des craquements de la terre, du bêlement du bébé taupe(oui ça bêle un bébé taupe)-(de quoaa??!), pendant que sur la pelouse en face, un orchestre joue le concerto en b majeur de bocchérini. et je suis donc le con d'arbre qui s'acharne à sa petite affaire en sous sol, pendant que d'autres montent au ciel.
finalement j'ai un complexe de surdité.
ou d'arbre.
je constate un net progrès, l'autre jour j'étais une tomate.
quoique.
même si mes deux et deux font rarement quatre et que je me retrouve plus souvent avec un nombre négatif ou impair, je reste un être de bons sens. de ceux qui ont les pieds sur terre, que l'on consulte quand on panique ou quand on a besoin d'un nouveau shoot d'estime de soi:
j'ai l'esprit cartésien
mais déviant.
par exemple, j'ai essayé, vraiment, de comprendre pourquoi je devais consacrer la plus grande partie de mon temps à acheter une nouvelle voiture, machines diverses, tranxène et autres xanax xxl ou à m'envoyer quinze jours par an vers une destination de rêves en tocs, j'ai essayé et j'ai pas trouvé. le nombre de mes années sabbatiques dépasse largement celui de mes années pécunièrement rentables (haheum, pour être vraiment honnête, je béni ces quelques années thunes qui me permettent aujourd'hui de tenir ce discours).
"La recherche prouve que la musique forme réellement le cerveau pour des formes plus élevées de pensée. Écouter et participer à la musique crée également les nouvelles voies neuronales dans votre cerveau qui stimulent la créativité."(c'est très mal traduit, mais très clair...)
là aussi, j'ai essayé,
à la fanfare des beaux arts je voulais la trompette et on m'a gentiment refilé la cébille,
plus tard, j'ai squatté le banc titre en faisant défiler des bandes sons de feulements de lions, persuadée qu'en trouvant la bonne vitesse j'entendrais un langage humain. si je m'étais pas fait virer par la peau du cou par des qui avaient, eux, un travail important à faire, steplémerci, j'y serais encore, de l'humus plein les racines.
et j'aurais loupé bocchérini.
bon la semaine prochaine, je tente une forme plus évoluée, je serai un lapin (parceque pour le merle c'est encore rapé).
lundi, mai 26 2008
le but du je
Par rougekiwi le lundi, mai 26 2008, 15:31 - En ce moment
deux femmes passent dans la rue. ni belles ni moches, pas d'age non plus. avec cette démarche fatiguée, cette démarche de tours de chair, pour toujours au bout du voyage. tout leur poids sur une jambe puis tout leur poids sur l'autre. un pied après l'autre.
le monde est resté coincé entre leurs cuisses.
à qui pensent elles ?
j'ai soif.
jeudi, mai 22 2008
aujourd'hui, les tomates n'existent plus pour être mangées, seulement pour être achetées.
Par rougekiwi le jeudi, mai 22 2008, 12:01 - En ce moment
cet espace a changé de fonction, j'ai viré les commentaires, je ne poste (presque) plus. plus ce désir d'échanger avec des inconnus, mais toujours fascinée par cette fameuse inconnue mathématique, pourtant, celle qui permet de résoudre les équations ou de les faire déraper. la chercher, en moi, ouvrir tous ces paquets que les autres ont déposé sous mon sapin. admettre celle que je suis tranquillement, simplifier. me.
retrouver le sens, le mien, le seul.
je suis une tomate.
(et curieusement, les portes ne claquent plus.)
lundi, avril 28 2008
aujourd'hui, jour de paix..
Par rougekiwi le lundi, avril 28 2008, 17:11 - En ce moment
titom est parti ce matin bosser à paname, moi j'ai délicieusement dormi jusqu'à 10 heure. en me levant, j'ai décidé de perdre les 5 kg qui me sont tombés dessus pendant que j'étais occupée à faire la bringue. depuis je mange des pommes et des oeufs durs. j'aime bien prendre ce genre de décisions.... tifille bronze dans un bain qui s'éternise, une pile de mangas à coté d'elle, son nipod grésille une sorte de rock.
je dessine en noir et blanc, une belle femme exaspérée, un homme de dos qui lui sert à boire et je pense à la neige qui tombe sur la mer dans ce coin de ma tête où je me repose.
je suis bien.
mardi, avril 15 2008
en long en large tout de travers
Par rougekiwi le mardi, avril 15 2008, 17:23 - En ce moment
vendredi, avril 4 2008
petit jésus, fais moi psychorigide......steplé.
Par rougekiwi le vendredi, avril 4 2008, 16:01 - En ce moment

mercredi, avril 2 2008
substance
Par rougekiwi le mercredi, avril 2 2008, 16:02 - En ce moment
hier, j'ai reçu un coup de téléphone de mon sorcier d'amour, d'abidjan, mitch tu vas bien ? j'ai rèvé que tu allais mal...
oui oui très bien.
très bien
et puis j'ai reflechi.
je vais pas mal pourtant, juste je suis vidée, raclée de l'intérieur. drôle de temps à vivre. drôle d'endroit, drôles de projets.
parce que rien ne sort plus.
bon, j'attends le retour de tifille qui a du oublier ses clefs et je vais m'acheter des baskets pour courir
nanmého
jeudi, mars 27 2008
royale elisabeth....
Par rougekiwi le jeudi, mars 27 2008, 00:38 - En ce moment
"môsieuw le pwésident, madame sawkosi.."
qu'en des termes galants ces choses là sont dites.
(et notre royal président lui répond "....nous pourrons dire, nous y étions" il citait qui là ? jules césar ?)
'tain, j'ai honte.
lundi, mars 24 2008
heureusement que les anges ont des ailes dans le dos..
Par rougekiwi le lundi, mars 24 2008, 17:19 - En ce moment
...sinon on ne pourrait jamais les attraper.
mercredi, mars 19 2008
grosses chaleurs à perpignan,
Par rougekiwi le mercredi, mars 19 2008, 00:11 - En ce moment
la vague rose, ça va bien, l'ump en a plein les chaussettes !(haheum.. pour comprendre, il faut cliquer sur chaussettes)
"le bruit et l'odeur"* surement...
(*jacques chirac 1991)
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