d'infériorité. je n'aime pas ce que j'écris, ce que je dessine. j'ai l'impression qu'un arbre prend possession de mon cerveau. un arbre con, qui s'exprimerait sans musique. ses racines qui s'enfoncent profondément dans l'humus, à l'affut des craquements de la terre, du bêlement du bébé taupe(oui ça bêle un bébé taupe)-(de quoaa??!), pendant que sur la pelouse en face, un orchestre joue le concerto en b majeur de bocchérini. et je suis donc le con d'arbre qui s'acharne à sa petite affaire en sous sol, pendant que d'autres montent au ciel.
finalement j'ai un complexe de surdité.
ou d'arbre.
je constate un net progrès, l'autre jour j'étais une tomate.
quoique.

même si mes deux et deux font rarement quatre et que je me retrouve plus souvent avec un nombre négatif ou impair, je reste un être de bons sens. de ceux qui ont les pieds sur terre, que l'on consulte quand on panique ou quand on a besoin d'un nouveau shoot d'estime de soi:
j'ai l'esprit cartésien
mais déviant.
par exemple, j'ai essayé, vraiment, de comprendre pourquoi je devais consacrer la plus grande partie de mon temps à acheter une nouvelle voiture, machines diverses, tranxène et autres xanax xxl ou à m'envoyer quinze jours par an vers une destination de rêves en tocs, j'ai essayé et j'ai pas trouvé. le nombre de mes années sabbatiques dépasse largement celui de mes années pécunièrement rentables (haheum, pour être vraiment honnête, je béni ces quelques années thunes qui me permettent aujourd'hui de tenir ce discours).
"La recherche prouve que la musique forme réellement le cerveau pour des formes plus élevées de pensée. Écouter et participer à la musique crée également les nouvelles voies neuronales dans votre cerveau qui stimulent la créativité."(c'est très mal traduit, mais très clair...)
là aussi, j'ai essayé, à la fanfare des beaux arts je voulais la trompette et on m'a gentiment refilé la cébille, plus tard, j'ai squatté le banc titre en faisant défiler des bandes sons de feulements de lions, persuadée qu'en trouvant la bonne vitesse j'entendrais un langage humain. si je m'étais pas fait virer par la peau du cou par des qui avaient, eux, un travail important à faire, steplémerci, j'y serais encore, de l'humus plein les racines.
et j'aurais loupé bocchérini.
bon la semaine prochaine, je tente une forme plus évoluée, je serai un lapin (parceque pour le merle c'est encore rapé).