je retrouve des thèmes récurrents, le désespoir, le manque d'amour, le bonheur, très de saison celui là, l'absence, la mort.
étrange cette société où le droit-l'espace-de penser uniformise, comme si les fondamentaux avaient définitivement perdu de leur sens. danger de les utiliser à tout bout de champs, pour un oui, pour un non. on démontre la profonde vacuité de notre raisonnement. écran cablé-grande famille...névrose terminale de nos générations. plus rien ne viendra stopper notre dégénérescence.
voyeurs épiés. manipulés.
consumés. sans modération.
et si tout doit être dit sur le même ton, puis vécu comme un manque ou un prochain besoin à satisfaire, le bonheur comme une paire de b(r)as, à quoi servent la réflexion, le temps qui passe, les pains dans la gueule ?

lobotomie

il me semble, que le goût de la vie m'est venu avec la conscience de ma mort. je vis avec cette certitude, elle n'est pas gênante. juste elle est là, quelque part, comme l'envie de fumer. je sais que la partie va finir, un matin, une nuit, quand ça voudra, ou quand je le déciderai, si je veux me donner l'illusion de jouer au petit chef. ce n'est pas triste.
tout ce que je découvre, écoute ressent du monde, de vous aussi, est comme un cadeau.
je suis prête.
mais avant de partir, j'ai toujours cette féroce envie du meilleur.

et si mal de cette impossibilité à l'extraire de mon ventre.