j'ai fermé une longue parenthèse de ma vie. me suis débarrassée de vieux fantômes qui m'ont toujours bluffée.
à travers une personne rencontrée au hasard du net (nanan, personne ici ne la connait). au départ j'ai été attirée (comme toujours) par son éclat. je lui ai écrit, on a échangé des mails. et puis j'ai reconnu. les fantômes. et il s'est passé en moi un truc de con, coincée, désireuse de reprendre mes billes, mais sans laisser de traces.
cette personne est de celles qu'on entourloupe si aisément, mais qui éblouissent de mots, avec un tel brio et les idées des autres, une telle aisance qu'il me faut un moment avant de comprendre que ces belles couleurs sont celles du perroquet. tellement autocentrées, tellement malheureuses, que pour se voir, elles te dévoilent tout d'elles même. aveugles à ce que tu es, ignorant le danger. elles te font l'âme fantôme ou cambrioleuse suivant le but que tu te fixes à les entendre, sommée de les traverser ou d'en user à ta guise. de ces femmes en danger dès qu'elles mettent un pied dehors parce qu'elles ignorent que pour se voir elles t'appellent et écartent les cuisses à leur reflet. qui que tu sois. monstre ou danseur.
de celles que je veux laisser loin de moi aujourd'hui-mais sans en blesser l'amour propre. je me dis que c'est peut être le seul suaire qui les tienne debout.
je l'ai fait, me suis déguisée (...mmm?) en connasse mormoile de base.
fin de l'échange. exit.
cette fois je n'ai pas eu envie de jouer, pourtant la partie aurait pu être belle.