depuis une quinzaine de jours, je me vois enfin débloquée sur ma bd..
ou comme dirait LN, me suis sorti les doigts du c*.
pourquoi tant de réticence à poser mon travail ? je m'interroge. j'ai tellement couru. dévoré. tous ces déménagements, ce besoin de changer de boites, de métiers, de passions, d'êtres humains (sic). jamais installée. jamais sure de rester. d'aimer. de dire.. de croire. jamais sure de demain, ni d'hier, puisqu'il s'éclaire toujours autrement. ce jeu de l'urgence. si je vais plus vite que la merde elle ne peut pas m'attraper. si je vais plus vite que ce qui change, je ne pourrais le voir. voilà, je pars, je laisse en l'état. la carte grise et les clefs. je ne saurai pas. toute ma force dans un nouveau monde à me batir, pas le temps de me retourner, pas le temps d'avoir mal de ce qui n'est plus..
aujourd'hui j'ai peut être posé mon sac.
est ce que j'ai enfin passé ce pallier et jusqu'où je vais l'accepter ?
hinhin, dit la faucheuse, c'est que tu sens enfin mon haleine.