est ce que c'est ça aimer ?
Par rougekiwi le vendredi, novembre 7 2008, 00:16 - En ce moment - Lien permanent
en quoi ça me met au monde ? je n'arrive pas à savoir. pas à me dépatouiller de ce truc. ce désir de vie. de ma lâcheté. cette impossibilité à prendre seule. cette putain de fusion.
le père de ma fille m'a donné mon corps. on a baisé follement, partout, tout le temps. j'ai eu besoin de sa volonté pour m'accorder ce monde là. et puis la peur. de plus en plus la peur. ses bras comme un bain d'acide. sa peau, une drogue. sa jalousie. sa haine à me dissoudre.
je l'ai quitté. puis j'ai tremblé de désir pour un homme très doux venu m'embrasser. feu de paille.
transfert.
la première femme que j'ai aimée m'a donnée au monde. elle m'a déconstruite. à grands coups de pieds dans ma fourmilière. j'étais éblouie. presque servile. moi, la savonnette, clouée sur place. toute entière pour elle. j'ai tout avalé. toutes les couleuvres. je découvrais le gout. le mien. mes yeux. j'ai voulu décrocher la lune. mais la lune, là, elle pouvait pas suivre, elle a pas supporté. elle a éteint toutes les lumières.
je l'ai quittée. puis j'ai hurlé. en larmes. à genoux. aveugle.
tout de suite après j'ai cru aimer. sale histoire. honte. même pas j'en parle. pardon.
transfert.
et puis la vie.
et cet homme entré tout doucement.
et ces amitiés passionnées.
et cet homme toujours.
et mon ambigüité.
j'étais si bien. on était si bien.
pourtant je suis partie, j'aimais à nouveau. tellement fort.
... et il est revenu.
je voudrais tant que ce soit la dernière fois. j'ai la pétoche, je ferme toutes mes portes.
alors cet homme... tout ce qu'il me donne
on est bien. on est si bien...
le père de ma fille m'a donné mon corps. on a baisé follement, partout, tout le temps. j'ai eu besoin de sa volonté pour m'accorder ce monde là. et puis la peur. de plus en plus la peur. ses bras comme un bain d'acide. sa peau, une drogue. sa jalousie. sa haine à me dissoudre.
je l'ai quitté. puis j'ai tremblé de désir pour un homme très doux venu m'embrasser. feu de paille.
transfert.
la première femme que j'ai aimée m'a donnée au monde. elle m'a déconstruite. à grands coups de pieds dans ma fourmilière. j'étais éblouie. presque servile. moi, la savonnette, clouée sur place. toute entière pour elle. j'ai tout avalé. toutes les couleuvres. je découvrais le gout. le mien. mes yeux. j'ai voulu décrocher la lune. mais la lune, là, elle pouvait pas suivre, elle a pas supporté. elle a éteint toutes les lumières.
je l'ai quittée. puis j'ai hurlé. en larmes. à genoux. aveugle.
tout de suite après j'ai cru aimer. sale histoire. honte. même pas j'en parle. pardon.
transfert.
et puis la vie.
et cet homme entré tout doucement.
et ces amitiés passionnées.
et cet homme toujours.
et mon ambigüité.
j'étais si bien. on était si bien.
pourtant je suis partie, j'aimais à nouveau. tellement fort.
... et il est revenu.
je voudrais tant que ce soit la dernière fois. j'ai la pétoche, je ferme toutes mes portes.
alors cet homme... tout ce qu'il me donne
on est bien. on est si bien...
cette phrase entendue l'autre jour, "il n'y a pas d'amour, il n'y a que des preuves d'amour" tourne, tourne.
je l'aime. mais sans folie et je me sens minable. incapable de me rendre au monde sans risquer de le perdre encore, je me renie.
je ferme tout.
je vois bien que je suis encore en train de me planter mais bordel je sais vraiment pas par quel bout m'attraper !